REMAPATH

REMAPATH N°9

Boubacar Bamba KEITA1, Boubacar TRAORE1, Brehima KEITA3, Lamine DIARRA5, Fatoumata SIDIBE3, Mahamadou DRABO1, Mamadou Sayon KEITA2, Almahdi AG ALITINI4 ,  Bintou KEITA1.

Résumé (Français):

Les travailleuses du sexe (TS) constituent une l’une des populations les plus exposées au VIH et aux infections sexuellement transmissibles (IST), en raison de leur forte exposition, de conditions précaires et d’obstacles persistants à l’utilisation régulière du préservatif.

Nous avons conduit une étude transversale descriptive basée sur les données de prévention et dépistage du programme communautaire ARCAD/Santé PLUS. Les données, collectées rétrospectivement via le système d’information DHIS2/KOLOCHI, couvraient la période du 1er octobre 2022 au 30 juin 2023 dans la région de Ségou. Les analyses statistiques ont été réalisées avec Excel 2021.

Au total, 2 216 TS ont été sensibilisées. L’évaluation du risque du VIH a montré que 1 150 (52 %) étaient à risque élevé et 1 066 (48 %) à risque moyen ou faible. Parmi les TS à risque élevé, 1 031 (89,6 %) ont accepté le dépistage, dont 91 (9 %) étaient séropositives et 940 (91 %) séronégatives. En parallèle, 940 IST ont été diagnostiquées et 900 traitées. Parmi les 940 séronégatives, 88 % ont accepté la PrEP. En matière de prévention, 16 418 préservatifs et 17 600 lubrifiants ont été distribués.

En conclusion, ce programme a permis d’atteindre une large couverture du dépistage et de la prévention combinée chez les TS. Toutefois, la cible des 95 % fixée par l’OMS n’a pas été atteinte, malgré une bonne acceptabilité des services. Le renforcement de l’équipe et des approches communautaires apparaît essentiel pour optimiser l’accès au dépistage et contribuer au contrôle de l’épidémie de VIH.

Mots clés: Dépistage, Prévention combinée, VIH, IST, Travailleuses du sexe

Camara Amadou Sekou.1, Diakité Mamady.1,2, Condé A.1,2, Doukouré Aboubacar Sidiki.1,2, Condé Mamadi Sadan.1, Diallo Issiaga.1, Diallo Abdoul Goudousy.1,2, Kouyaté Fodé.1, Dambakaté Alhassane.1, Kanté Ansoumane Sayon.1,2.

Résumé (Français):

La COVID-19 peut s’accompagner des perturbations de l’hémostase à l’origine des risques thrombotiques et hémorragiques. Cette étude avait pour objectif de contribuer à étudier les anomalies de l’hémostase au cours de la COVID-19 à Donka par la description des types retrouvés.

Il s’agissait d’une étude rétrospective de type descriptif et analytique. Elle a duré 06 mois allant du 01 Aout 2020 au 31 Janvier 2021. L’étude a été réalisée dans le service de réanimation du CT-Epi de Donka.                                          

Nous avons colligé 72 patients dont 60 (83%) présentaient des anomalies de l’hémostase. L’âge moyen était de 60,5 ± 12 ans avec un sex-ratio de 2. Parmi nos patients, 48 (66,67%) présentaient une augmentation des D-dimères et 12 (16,67%) une thrombopénie.  Sur 33 patients ayant réalisé le TP/INR, 18 (55,54%) avaient présenté un TP abaissé avec augmentation de l’INR. A l’évaluation du risque d’évènement thromboembolique, 29 (40,28%) avaient un risque très élevé et 27 (37,50%) un risque élevé selon les critères du GFHT et du GIHP. Au cours de l’hospitalisation 04 de nos patients ont présenté des complications hémorragiques. Nous avons trouvé un lien statistiquement significatif entre l’augmentation des D-dimères et la diminution des plaquettes par rapport à l’évolution avec des P-value à 0,0032 et 0,0002.

Conclusion : Les anomalies de l’hémostase sont fréquentes chez les patients gravement atteints de COVID-19. Cette étude nous permet d’avoir une certaine compréhension sur ces anomalies, indispensables pour leurs apporter une prise en charge optimal.

Mots clés: Anomalies de l’hémostase, COVID-19, CT-Epi de DONKA, Conakry (Guinée)