REMAPATH

REMAPATH

Revue Malienne de Pathologies Thrombotiques et Hémorragiques. Une revue semestrielle.

DAO Seydou Z¹, DEMEBELE Amadou B¹, TRAORE Bakary A¹, KONATE Sakoba¹, SIDIBE Kassoum¹, MINKAILOU Mahamadou2, OUATTARA Kassoum3, KEITA Chaka4, BOCOUM Amadou5, SIMA Mamadou6, COULIBALY Ahmadou6, TRAORE Mamadou S6, KANTE Ibrahim6, TRAORE Youssouf5, DOLO Amadou I5.

Résumé (Français):

Les objectifs étaient de déterminer la prévalence, de décrire les caractéristiques sociodémographiques et cliniques, de préciser la prise en charge et d’établir le pronostic maternel et fœtal.
Nous avons mené une étude transversale avec recrutement prospectif des données allant du 1er janvier au 31 décembre 2018. Ont été incluses toutes les femmes enceintes, chez qui le diabète a été découvert avant ou au cours de cette grossesse.
Au cours des 12 mois, la prévalence du diabète chez la femme enceinte a été de 1,03%. Le diabète gestationnel représentait 43,6% des cas. Il s’agissait de femmes de 35 ans et plus dans 54,5% des cas, femmes au foyer dans 67,3% des cas. Les facteurs de risque ont été le surpoids et l’obésité dans 48,6% des cas, les antécédents familiaux de diabète dans 35,2% des cas, de macrosomie dans 30,9% des cas et de mort fœtale in utero dans 10,9% des cas. Sur le plan thérapeutique, 71% des patientes ont reçu une insulinothérapie et 29% ont été mises sous régime seul. Les complications ont été dominées par l’infection urinaire et la macrosomie avec 29,1% et 48,2%. Nous n’avons pas noté de malformations fœtales.
Conclusion :
Le diabète associé à la grossesse est de plus en plus fréquent. L’amélioration de son pronostic passe par un diagnostic précoce, un suivi régulier et une prise en charge pluridisciplinaire.

Mots clés: Diabète, Grossesse, Pronostic materno-fœtal

KANE Bourama1, DIALLO Yacouba L2, CAMARA Mody3, DIALLO Korotoumou W.1, SIMAGA Tati1, DRAME Aboubacar SI3, COULIBALY Oumar5, TRAORE Mohamed M3, TOURE Boubacar M.6, FANE Baba3, KONE Oumou6, KONE Affou S.7, COULIBALY Ou8

Résumé (Français):

Dans le monde on estime à 2,4 millions le nombre d’envenimations et de 94 000 à 125 000 le nombre de décès annuels par morsures de serpents. Le risque évolutif dépend de l’âge et la précocité de la prise en charge. Ce risque est plus élevé l’enfant que chez l’adulte. Nous rapportons ici un cas clinique d’envenimation par morsure vipérine mortelle chez un adolescent de 14 ans dans le service de pédiatrie de l’Hôpital du Mali.
Observation : Il s’agissait d’un garçon de 14 ans mordu par une vipère dans un champ. Un traitement associant le sérum antivenimeux au parage la plaie a été fait dans le centre de santé de leur localité. Trois jours après l’accident il a été admis dans un tableau de syndrome méningé. La ponction lombaire pratiquée en urgence a amené un LCR hémorragique qui ne s’est pas coagulé. La TDM cérébrale montré une importante hémorragie méningée. Il est décédé quelques heures après son admission.
Conclusion
Les morsures de serpent sont des situations rares en milieu pédiatrique. Les symptômes hémorragiques ou thrombotiques sont fréquents et engagent le plus souvent le pronostic vital des patients, particulièrement chez les enfants. Mais une prise en charge précoce et efficiente permet de réduire la mortalité.

Mots clés: envenimation, vipère, pédiatrie, Hôpital du Mali

TEMBELY Youssouf1, KASSOGUÉ Amadou2, TRAORÉ Tiémoko1, FRANKY Oman1, COULIBALY Salia3, DOUMBIA Youssouf1, KANTÉ Mahamadou1, TEMBELY Aly1

Résumé (Français):

La Maladie de Mondor ou thrombose veineuse superficielle est une affection bénigne rare. Cette thrombose veineuse superficielle peut se localiser dans plusieurs parties du corps: paroi thoracique, abdominale, bras, pénis. La localisation au niveau de la verge est exceptionnelle. Le diagnostic repose sur l’examen minutieux de la verge complété par une échographie doppler de la verge. Le traitement est basé sur les anti-inflammatoire non stéroïdiens. Nous rapportons un cas de Maladie de Mondor de la verge chez un homme de 31 ans survenu après une activité sexuelle. Le patient est sans antécédent médico-chirurgical notable. Sa symptomatologie associe une douleur et des nodosités au niveau de la veine du pénis. En plus de la clinique, l’échographie doppler aide au diagnostic et permet d’écarter les diagnostics différentiels. Un traitement à base d’anti-inflammatoire non stéroïdien a été instauré chez le patient avec succès

Mots clés: thrombose veine superficielle, verge, maladie de Mondor

DIALLO Moussa1, DJEMA Issa1, DIANGO Djibo2, KANIKOMO Drissa1, SOGOBA Youssouf1, DIALLO Oumar3

Résumé (Français):

La transfusion sanguine en milieu neurochirurgical a des indications variées. Très peu de sujet porte sur cet acte en neurochirurgie. Le but de ce travail est de partager notre expérience sur la transfusion sanguine en milieu neurochirurgical en faisant ressortir les pathologies dont la prise en charge chirurgicale dans notre contexte de travail nécessite une transfusion.
Il s’agissait d’une étude transversale de 19 mois allant de Janvier 2015 à Juillet 2016 portant sur les patients ayant bénéficiés d’une transfusion sanguine lors de leur prise en charge neurochirurgicale. Les paramètres étudiés étaient l’âge le sexe et les antécédents des patients, la perte sanguine peropératoire, le type de produit sanguin transfusé, les techniques opératoires utilisées. Au total, 68 dossiers avaient été colligés.
La transfusion sanguine peropératoire représentait 17,6% des patients opérés durant notre période d’étude. Parmi eux, 47% avaient été opérés en urgence. Le sexe masculin était le plus concerné. L’âge moyen était de 42,5 ans. En chirurgie d’urgence, l’hématome extradural avait nécessité plus de transfusion avec 30,88% des cas. La transfusion en chirurgie programmée concernait les rachis traumatiques avec une perte sanguine moyenne de 600 ml. Le méningiome intracrânien était la tumeur la plus hémorragique (perte moyenne de 450 ml). Le volet de craniectomie était la technique utilisée pour traiter les hématomes extraduraux et les sous duraux aigus. Les lésions du rachis étaient traitées par une arthrodèse associées ou non à une laminectomie. Une mortalité globale de 17,6% avait été enregistrée.
Conclusion
Les besoins transfusionnels sont en augmentation dans notre pratique neurochirurgicale. Les pathologies traumatiques sont celles dont la chirurgie avait nécessité plus de transfusion de sang total. Cette étude peut servir de base de données pour d’autres travaux scientifiques avec des cohortes plus importantes.

Mots clés: neurochirurgie, transfusion sanguine, produits sanguins labiles

SOUNTOURA Zakari1, DIALLO Yacouba L.1, KANE Bourama2, DRAME Boubacar Sidiki Ibrahim3, DEMBELE Bakari 4, DOUMBIA Nanko1, SOW Djeneba SYLLA1, TRAORE Aboubacar Sidiki 5, KONATE Massama1, OUOLOGUEM Nouhoum1, TRAORE Zoumana1, KONE Apho Sallé6, SIDIBE Assa TRAORE1

Résumé (Français):

L’hémophilie est une maladie hémorragique congénitale rare associée au chromosome X. La mortalité et la morbidité restent élevées surtout dans les pays à ressources limitées. Depuis 2012 la prise en charge de l’hémophilie a connu une véritable évolution au Mali avec l’accès au diagnostic et au traitement avec des facteurs anti hémophiliques A ou B. Quoique salutaire, la prise en charge des hémophiles n’est pas encore efficiente au Mali. L’objet de ce travail était de faire un état des lieux dans l’optique de contribuer à améliorer la qualité de vie des malades.
Il s’agissait d’une étude transversale incluant les hémophiles A et B suivis à l’hôpital du Mali. Elle était à la fois rétrospective de 01 Juin 2014 01 Novembre 2017 et prospective 01 Novembre 2017 au 30 Septembre 2018. Les informations sur chaque patient ont été glanées sur des supports individuels à partir des dossiers des malades, la base des données de la Fédération Mondiale de l’hémophilie et le registre national des coagulopathies du Mali. Les données sociodémographiques et de biologie ont été saisies et analysées sur SPSS 21.0.
Sur 1216 patients pris en charge sur le plan hématologique, 123 étaient suivis pour syndrome hémorragique. Nous avons enregistrés 110 hémophiles soit 89.43% des syndromes hémorragiques. Il s’agissait dans 91.8% d’hémophiles A. Pendant la période de l’étude, 2 143 260 UI de concentrés de facteurs anti-hémophiliques ont été utilisés. Les hémarthroses constituaient la cause de consommation de facteurs anti hémophiliques dans 46%, suivies des hématomes (36%). Les complications et les rares cas de décès étaient exclusivement observés dans les formes sévères. Il existait une corrélation entre la survenue des accidents hémorragiques, les complications et la survenue des décès chez les malades soumis aux traitements préventifs (p=0.001).
Conclusion
La prise en charge de l’hémophilie connait des avancés encourageantes au Mali, mais il existe encore de nombreux défis à relever afin d’améliorer la qualité de vie des hémophiles sévères.

Mots clés: Hémophilie, diagnostic, hémarthrose, qualité de vie, pays en développement, Mali

Konaté Aminata Soumare1, 2, Rénion Saye1, Hassan K. M. Fofana1, Moussa Sacko1, Ngor Faye2

Résumé (Français):

Afin de réduire la mortalité associée au paludisme, le gouvernement malien à décider de vulgariser le diagnostic et le traitement précoce. Le but de cette étude était d’évaluer la qualité du diagnostic du paludisme dans les structures publiques du district de Bamako.
Nous avons analysé 360 lames de GE/FM positives et négatives et 360 tests de TDR dans 18 districts sanitaires de Bamako. Nous avons trouvé une conformité des résultats dans 53.3% pour les techniciens de laboratoire; 86.7% pour les assistants de laboratoire, 25% pour les aides-soignants et 33.3% pour les stagiaires. Les TDR ont été réalisés dans 91.7% par des médecins conseils ; 91.7% des médecins pédiatres ; 90.5 % par des techniciens de laboratoire ; 92.3% par des assistants de laboratoire; 83.3 % des aides-soignants et 77.8% par des stagiaires. Sur les lames de GE effectuées simultanément par les CSRef et les CSCom entre mai - septembre 2017, leurs relectures ont révélé un taux de sensibilité de 91.1 % pour les laboratoires des CSCom contre 86.2 % pour les CSRef. Le taux de spécificité des résultats pour les laboratoires des CSCom était de 71.3 % et ceux des CSRef de 88.7 %. Le taux de concordance pour les CSRef était de 87.5% et de 78.8% pour les CSCom.
Conclusion : Les résultats obtenus montrent qu’ils restent encore des efforts à fournir pour atteindre une garantie de la fiabilité des résultats fournis par les laboratoires du district de Bamako.

Mots clés: Evaluation, Plasmodium, Qualité, Paludisme, Goutte épaisse, TDR, Biologie, Bamako

Hammadoun DICKO1, Mohamed KEITA1, Boubacar DIALLO1, Moussa DEMBELE2, Sory TRAORE1, Mamadou K TOURE3, Daouda DIALLO4, Mamadou SIMA5, Adama S SISSOKO6, Seydina A BEYE1, Diénèba DOUMBIA1, Youssouf COULIBALY1

Résumé (Français):

Le syndrome d’encéphalopathie postérieur réversible (SEPR) appelé PRES par les anglo-saxons (Posteriori Réversible EncephalopathySyndrom), est un syndrome rare, de diagnostic clinico-radiologique associant des manifestations neurologiques et des lésions typiquement bilatérales et symétriques des lobes pariéto-occipitaux. Les facteurs et les terrains favorisant sa survenue sont multiples, dominés par les situations où il existe une hypertension artérielle.
Nous rapportons 4 observations de SEPR du postpartum survenus dans un contexte d’éclampsie (HTA, protéinurie, crise convulsive ou coma). Il s’agissait de primigeste entre 16 et 18 ans. Des manifestations cliniques à type de : céphalée, hypertension artérielle, trouble visuel, crise convulsive tonico-clonique ont été rapportés chez toutes les parturientes. Le diagnostic a été confirmé par la TDM cérébrale dans 3 cas objectivant une hypodensité occipitale bilatérale et à l’IRM dans un cas montrant des lésions hétérogènes en polaire frontal, pariétal droit et occipital bilatéral en hyper-signal. L’évolution a été favorable dans tous les cas en moins de 6 jours sous traitement antihypertenseur et anticonvulsivant.
Le SEPR et l'éclampsie partagerait probablement les mêmes mécanismes physiopathologiques. Leur prise en charge et leur pronostic semblent similaires.

Mots clés: Syndrome d’Encéphalopathie Postérieure Réversible; HTA; péripartum; Point G

Mamadou K TOURE1; Mahamadoun COULIBALY1 , Hamadoun DICKO2, Joseph KONE1 , Hicham KECHNA3; Falaye KEITA4, ,Seydina A BEYE5. Daouda MINTA6; Diango MDJIBO7; Abdoulaye DIALLO8

Résumé (Français):

Notre travail avait pour but d’évaluer l’intérêt de l’administration d’une faible dose de morphine en sous arachnoïdienne au cours d’une chirurgie pelvienne. Il s’agissait d’une étude prospective de 6 mois, ayant inclus les patientes opérées pour chirurgie pelvienne en gynéco-obstétrique justiciable d’un séjour soit en soins attentifs, ou en unité de soins intensifs n’ayant pas de contre-indication ni à la rachianesthésie ni à l’administration de la morphine. Au total120 patientes majoritairement jeunes ont été colligées, avec une moyenne d’âge de 24+/-6 ans. Les principales indications chirurgicales ont été la myomectomie (62.5%), la césarienne (30%). L’EVA à l’admission en SSPI était entre 0 et 3, chez 82, 3% des patientes. On note également une stabilité hémodynamique chez l’ensemble des patientes depuis l’admission jusqu’à H48. La fréquence respiratoire était stable durant les 48 heures post opératoire chez l’ensemble des patientes. Les effets secondaires observés ont été dominés par les NVPO (6,6%), et le prurit (1,6%). Nous n’avons pas observé de détresse respiratoire et de trouble de transit. La grande majorité des patientes sont satisfaites ou très satisfaites de la rachianalgésie. La rachianalgésie à faible dose de morphine apparait efficace, économique dans notre contexte, avec peu d’effets secondaires.

Mots clés: Analgésie, Morphine, gynéco-obstétrique

Seydou TOGO1, Moussa A. OUATTARA1, Jacques SAYE1, Ibrahim Boubacar MAIGA1, Cheick Ahmed Sékou TOURE1, Abdoul. Aziz MAIGA1, Allaye OMBOTIMBE1, Souleymane COULIBALY1, Jérôme DACKOUO1, Amadou DRAME2, Amadou SIDIBE2, Nouhoum OUOLOGUEM3, Yacouba Lazare DIALLO3, Sadio YENA1.

Résumé (Français):

Les Fistules Artério-Veineuses (FAV) traumatiques sont des pathologies vasculaires rares et pose un problème de diagnostic topographique et de prise en charge thérapeutique. Le retard de prise en charge, favorisent la survenue des complications cardiaques et trophiques. Nous décrivons un cas clinique de FAV poplité basse récidivante dont la prise en charge a été réalisée avec succès par voie endovasculaire. Les manifestations cliniques à caractère vasculaire et les résultats de l’écho-doppler associé à l’angioscanner avaient permis de poser aussi bien le diagnostic que l’indication opératoire. Le traitement a été possible par chirurgie endovasculaire avec mise en place d’un stent couvert à l’hôpital du Mali. La prise en charge de ce type de lésion ancienne et récidivante par voie endovasculaire donne de bons résultats et apparait comme une alternative thérapeutique crédible des shunts A-V traumatiques des membres inférieurs (MI).

Mots clés: fistule artérioveineuse, traumatique, membres, endovasculaire.

Hong MIN1, Seydou TOGO2, Kassoum DIARRA3

Résumé (Français):

But : Evaluer l’efficacité de l'application du catalogue des instruments dans la traçabilité, la gestion et la composition des boites à instruments dans les salles d’opérations. Méthode : Le nom des boites d’instruments, la composition des boites et la photographie des instruments sont les 3 éléments qui sont saisis puis photocopier sur papier A4 pour constituer un modèle de catalogue des instruments chirurgicaux. Ce catalogue est consultée et respecter afin de servir de référence dans la reconstitution des boites pour la traçabilité des instruments. Résultats : L’utilisation du catalogue des instruments pour la composition des boites à instruments a diminué de manière significative les pertes, les mélanges d’instruments chirurgicaux (p < 0.001). Il a permit également d’accroître l'efficacité de la préparation préopératoire des instruments. Conclusion : Le catalogue des instruments est d’utilisation facile et applicable dans notre contexte. Il permet de limiter les pertes, les mélanges de matériel, la régularisation et l’organisation effective de la gestion standard du matériel chirurgical en vue d’optimiser les soins.

Mots clés: Catalogue, instruments ; chirurgical, bloc opératoire, traçabilité.

Joseph KONE1, Mamadou Karim TOURE 1, Mahamadoun COULIBALY 1, Siriman A KOITA1, Terna TRAORE2, Boubacar DOUMBOUYA2, Mamadou Salia DIARRA3, Saoudatou TALL4, Diénéba DOUMBIA5.

Résumé (Français):

L’objectif de cet article était de rappeler la problématique du diagnostic et de la prise en charge du syndrome d’embolie graisseuse post-traumatique. Le syndrome d'embolie graisseuse (SEG) est un ensemble de manifestations pulmonaires et systémiques secondaire à l'obstruction des petits vaisseaux par des particules graisseuses. La physiopathologie est mal connue et repose sur deux théories dont la plus répandue est celle de Gauss. La première description du syndrome d’embolie graisseuse a été faite par Von Bergman en 1873. Son incidence varierait de 0,5 à 30% dans les suites de fractures osseuses. Des étiologies non traumatiques ont été citées dans la littérature. Le diagnostic positif est évoqué devant une notion de traumatisme des os longs associée à des signes cliniques, radiologiques et biologiques évocateurs. Le tableau classique est constitué de la triade de Gurd regroupant des manifestations cutanées, respiratoires et neurologiques. A défaut d’un consensus formel sur les moyens thérapeutiques, le traitement est symptomatique et basé sur la réanimation hydro électrolytique, respiratoire et neurologique. Le pronostic est intimement lié à la gravité des atteintes respiratoires et neurologiques avec une mortalité de 5 à 15%.
Nous rapportons un cas d’embolie graisseuse post-traumatique survenue chez un patient de 32 ans pris en charge dans notre unité de réanimation.

Mots clés: Embolie graisseuse, Diagnostic, Traitement.

Yacouba Lazare DIALLO1, Boubacar Ali TOURE2, Madani LY3, Yacouba CISSOKO4, SOW Djeneba SYLLA1, Nanko DOUMBIA1, MENTA Djenebou TRAORE1, Madani OUOLOGUEM1, Nouhoum OUOLOGUEM1, Massama KONATE1, SIDIBE Assa TRAORE1.

Résumé (Français):

Le diagnostic de l’anémie par carence en vitamine B12 est fait par le dosage sérique de la vitamine. Ce travail décrit les particularités cliniques de la carence en vitamine B12 au Mali.
Sur 79 dossiers, 52 cas d’anémie par carence en vitamine B12 , ont été retenus du 1er octobre 2005 au 30 septembre 2012. Nous avons étudié les paramètres cliniques et biologiques. Un taux de vitamine B12 inférieur à 200 pg/ml, était le principal critère d’inclusion. Le dosage de la vitamine B12 sérique a été fait selon la technique ELISA. L’analyse statistique a été faite sur SPSS 12.0.
Nous avons retenus 52 dossiers. L’âge moyen était de 52,1±14,7 ans (extrêmes : 10 et 81 ans). Le sex-ratio H/F était de 0,9. Soixante pour cent (60%) des patients avaient moins de 60 ans. L’anémie était retrouvée chez 94,2% des patients. L’examen clinique, notait une mélanodermie chez 46,2% des malades, des signes neurologiques (52% des malades). Le volume globulaire moyen était de 96,5 fl (extrêmes : 70 et 143 fl). Le taux moyen de vitamine B12 sérique était de 81,5 pg/ml (extrêmes : 2,1 et 197,3 pg/ml). La fibroscopie réalisée chez 27 malades, retrouvait des lésions de la muqueuse gastrique (17 fois).
Nous concluons, que l’anémie par carence en vitamine B12 présente des caractéristiques cliniques et hématologiques particulières qui doivent être connues en vue d’améliorer sa prise en charge au Mali.

Mots clés: anémie, carence ne vitamine B12, Mali

Mahamadoun COULIBALY1, Mamadou Karim TOURE1, Joseph KONE1, Siriman KOITA1, Ousmane NIENTAO2, Aminata DABO1, Dieneba DOUMBIA3, Djibo Mahamane DIANGO4, Youssouf COULIBALY3.

Résumé (Français):

L’hémorragie intra ventriculaire est une situation rare après une ponction lombaire. Aussi les symptômes d’une hémorragie intra crânienne secondaire à une ponction lombaire sont des céphalées classiquement bilatérales sévères, constrictives, occipitales, occipito-frontales ou diffuses. Dans ce travail un cas d’hémorragie intraventriculaire après rachi anesthesthésie survenue chez une patiente âgée de 34 ans sans antécédent notable. Elle a admise pour cure chirurgicale d’un utérus polymyomateux sous rachianesthésie dont les suites opératoires immédiates étaient simples d’où sa sortie à J4 du post-opératoire ; 48 heures après sa sortie soit J6 du post opératoire, elle sera réadmise dans un tableau d’état de mal épileptique motivant la réalisation d’un scanner cérébrale qui objective une hémorragie intra ventriculaire avec hémorragie méningée. La prise en charge a été médicale à base de : Nimodipine,rehydadation,sédation au thiopental avec ventilation mecanique. L’évolution était favorable en quatre (4) jours. L’hémorragie sous-durale intracrânienne (HSD) qui est similaire à notre cas, demeure une complication exceptionnelle, de l’ordre de 1/500 000 à 1 million. Une revue de la littérature récente a recensé 25 cas d’HSD consécutifs à une rachianesthésie. Un diagnostic précoce et une intervention rapide ne doivent souffrir d’aucun retard afin de minimiser le risque de complications.

Mots clés: Rachianesthésie ; Hémorragie intra ventriculaire, Neurologie

M. DIALLO1, P. PAQUIS2, F. ALMAIRAC2, M. LONJON2, D. FONTAIN2, S. LITRICO2, D. RASENDRARIJAO2.

Résumé (Français):

De nos jours la prescription des anti-vitamines K (AVK) est courante dans la pratique médicale. Ceci est dû en partie au vieillissement de la population et l’augmentation de la fréquence des pathologies cardiovasculaires. Mais l’utilisation des AVK n’est pas sans conséquence. Il peut s’agir entre autre d’hémorragie consécutive à un surdosage. L’hématome sous dural (HSD) est une complication rarement décrit sous traitement AVK. Les auteurs rapportent un cas d’hématome sous dural survenu chez un patient sous anticoagulant. Le diagnostic a été posé par la neuroradiologie dont l’avènement a révolutionné l’approche thérapeutique. En dépit de ces progrès le pronostic vital de l’HSD aigu reste sombre avec une mortalité globale élevée. Les survivants peuvent garder des séquelles neurologique et/ou psychologique importants.

Mots clés: Anticoagulation, Cerveau, Hématome Sous-dural, Intracrânien

S. TOGO1 ; M.A. OUATTARA1, I.B. MAIGA1, C.A.S. TOURE1, A. MAIGA1, Y.L. DIALLO2, SADIO YENA1

Résumé (Français):

Le but de notre étude est d’évaluer les résultats de la pose des chambres à cathéters implantables et leur utilisation à long terme.
Patients et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective sur une période de 8 ans (janvier2008 – décembre 2016) réalisée dans 2 Centres hospitalo-universitaire : CHU du Point G et CHU hôpital du Mali. Au total 71 patients ont bénéficié de la pose d’une chambre à cathéter implantable. La pose a été réalisée par voie chirurgicale ou par voie percutanée. La chimiothérapie anticancéreuse était l’indication chez l’ensemble des patients.
Résultats : L’âge moyen était de 38,3 ans avec des extrêmes de 16 ans et 72 ans. La voie d’abord a été chirurgicale dans 83.1% des cas .Le côté droit a été utilisé de préférence dans 58 cas et le côté gauche 13 poses. Les veines utilisées étaient respectivement la veine céphalique dans 31 cas (42.66%), la jugulaire externe dans 15 cas (21.12%), la veine sous Clavière dans 12 cas (2.82%), la veine jugulaire interne dans 13 cas (18.30%). Les complications à court ou à long terme ont été présentes dans 11 cas (15.49%). Les infections du site opératoire ont représenté 3 cas suivi de l’obturation (2 cas) et de l’hémorragie post opératoire (2 cas).
Conclusion : La pose d’une chambre à cathéter implantable améliore la prise en charge des patients cancéreux. Lors des manipulations, les principes d’asepsie doivent être scrupuleusement respectés afin de diminuer le taux de complications lors de son utilisation.

Mots clés: Cathéter implantable, asepsie, complications

Y.L. DIALLO1, B. GUILLET2, M. DOUMBERE1, B.S. TRAORE1, T. LAMY3

Résumé (Français):

L’hémorragie reste une cause majeure de mortalité de leucémie aigue promyélocytaire (LAP). Dans les pays à ressources limitées la réduction de la survenue des évènements hémorragiques pourrait améliorer le pronostic vital de cette maladie. L’objectif de ce travail est d’identifier des marqueurs simples permettant d’identifier et de prévenir la survenue d’un évènement hémorragique chez ces malades.
Il s’agissait d’une étude prospective mono centrique conduite dans le service d’hématologie clinique du CHU de Pontchaillou. Elle a porté sur 19 dossiers de LAP traités selon les protocoles APL 2000 ou 2006, de janvier 2003 à Avril 2009. Les données cliniques, biologiques, immuno-histochimiques et cytogénétiques, collectées à partir des registres et des dossiers d’hospitalisation ont été saisies et analysées sur SPSS 17.0. Le test de Khi2 et les tests non paramétriques, ont été utilisés pour l’analyse comparative des variables avec un p < 0.05 considéré comme significatif.
Le sexe ratio homme- femme était de 1.11. L’âge moyen était de 50 ans (extrêmes : 30 et 70 ans). La t(15,17) était retrouvée chez 18 patients dont 2 associées au transcris BCR, et une à t(11,17). Les signes hémorragiques à type d’ecchymose, d’épistaxis ou de d’hémorragie massive ont été retrouvés chez 16 patients. Au diagnostic le taux d’hémoglobine moyen était de 9.1 g/dL (extrêmes : 4.8 et 12.8 g/dL), les leucocytes à 9.1 G/L (extrêmes : 0.5 et 66.8 G/L) avec une blastose moyenne de 27.9% (extrêmes : 0 et 98%). La thrombopénie était constante avec un nombre moyen de plaquettes de 49.9 G/L (extrêmes : 6 et 102 G/L). Trois patients ont présenté des complications hémorragiques. Nous n’avons trouvé aucune corrélation entre les différents paramètres étudiés et la survenue d’une complication hémorragique.

Conclusion :
Au cours de la LAP, l’hémostase primaire semble plus affecter que la coagulation. Nous n’avons trouvé aucune corrélation statistiquement significative entre les paramètres étudiés et la survenue d’une complication hémorragique, mais cela devrait se confirmer sur une large cohorte.

Mots clés: leucémie, prévention, hémorragie

M. S. DIARRA1, M. K. TOURE2, G. DIALLO 3, D. KANIKOMO4, Y. SOGOBA4, O. DIALLO5, M. DAMA5, O. COULIBALY5, B. SOGOBA5.

Résumé (Français):

Les hématomes sous duraux chroniques (HSDC), constituent des urgences en neurochirurgie, car ils exposent le patient à une aggravation neurologique rapide. Leur évolution est favorable et spectaculaire, lorsqu’ils sont pris en charge rapidement et simplement en neurochirurgie.
Notre étude descriptive, a concerné 48 patients opérés au sein de notre structure de 2010 à mi-2015. Les résultats ont été collectés et analysés sous SPSS v. 16.0.
Les HSD ont constitué environ 10 % de notre activité chirurgicale. L’âge moyen de nos patients était de 63,26 ans et 89,6 % étaient de sexe masculin. 66,7 % de nos patients (32 cas) avaient plus de 60 ans et 58 % provenaient de Bamako. La notion de trauma crânien ancien ou de chutes, était retrouvée dans la majorité des cas à postériori.
Nos patients ont été admis dans 47.9 % des cas (23 cas) pour troubles des fonctions supérieures et syndrome d’HTIC dans 9 cas. Une hémiplégie/hémiparésie était notée chez 14 patients, soit 29,1 %. Des troubles phasiques dans 7 cas, une fièvre ou syndrome infectieux dans 7 cas, des troubles ioniques dans 2 cas. Une notion de tradithérapie était rapportée dans 4 cas, la prise d’anticoagulants dans 3 cas. Le score de Glasgow initial noté allait de 7 à 13. Tous nos patients ont bénéficié d’une TDM cérébrale dès l’admission. Nous avons retrouvé 33 HSDC, soit 68,8 %, 9 cas d’HSDSA, soit 18,8 % et 6 cas d’HSDA, soit 12,5 %.
L’HSD était à gauche dans 21 cas, soit 43,8 %, à droite dans 15 cas (31,2 %), bilatéral dans 7 cas, soit 14,6 %. Les patients ont été opérés sous anesthésie générale dans 25 cas (52,1 %), sous anesthésie locale dans 9 cas (18,8 %) et sous sédation avec AL (5 cas). Deux trous de trépan du côté de l’hématome ont été réalisés dans la majorité des cas avec un drainage (72h).
L’évolution a été favorable en post-op immédiat chez 44 de nos patients (91,7 %). Deux patients sont décédés de leur HSDA avec œdème cérébral. Les complications ont été : les récidives(2), la fièvre (3 cas) avec GE+, infection urinaire (1 cas), œdème cérébral dans 3 cas. L’évolution à 3 mois a été favorable dans 39 cas et 35 cas à un an.
Les HSDC sont fréquents mais la récupération est spectaculaire. La gestion des autres tares présentes chez ces sujets âgés constitue le complément indispensable aux bons résultats de la chirurgie. On doit donc penser à effectuer une TDM cérébrale devant tout trouble des fonctions supérieures ou déficit neurologique du sujet âgé.

Mots clés: Hématome, Neurochirurgie, Réanimation.

B. BA 1, A. COULIBALY1, H. TRAORE1, T.D. THERA1, K. KEITA 1, M. SANOGO2, S. GUEYE1, A. TOURE1, H. KOITA1, K.S. DOUMBIA3, KEITA. M2, Y. COULIBALY2, T.F. DICKO4, G. DIALLO2, D.T. COULIBALY1, M.L. DIOMBANA1.

Résumé (Français):

Introduction : Les objectifs de cette étude étaient de déterminer la prévalence hospitalière, de décrire les aspects cliniques et para cliniques, d’analyser les résultats du traitement percutané à l’alcool à 90° sans colorant, aux Centres Hospitaliers Universitaires d’Odontostomatologie et du Gabriel Touré de Bamako. Matériels et Méthodes : Nous avons réalisé une étude rétrospective et prospective sur une période de 6 ans (de Mars 1999 à Mars 2005), sur 36 observations de lymphangiomes kystiques chez les enfants de moins de 15 ans. Les données ont été recueillies à partir des dossiers médicaux, saisies et analysées avec le logiciel Epiinfo.fr 6.0 Résultats : Les lésions tumorales ont concerné 17 garçons et 19 filles avec un sex-ratio de 0,89. La classe d’âge la plus atteinte a été celle des nourrissons de 30 jours à 2 ans avec un taux de 52,80%, suivie des nouveau-nés de 0 à 30 jours avec 41,70%. L’échographie a été effectuée dans 94,20% des cas. La localisation anatomique cervicale a été retrouvée dans 80,60% des cas. La taille de la masse tumorale se situait entre 5 à 10 cm dans 61,10% des cas. La sclérothérapie a été utilisée dans 75 % des cas avec une moyenne de 19 infiltrations d’alcool à 90° non coloré. La durée moyenne du traitement a été de 1,8 mois. La guérison complète a été obtenue dans 63,90% des cas avec la sclérothérapie. Conclusion : Cette étude montre la fréquence élevée des lymphangiomes kystiques chez les nourrissons et nouveau-nés, et la sclérothérapie peut être utilisée en première intention de traitement.

Mots clés: alcoolisation, lymphangiome kystique, nourrisson.